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Histoire du Swing.

Par définition, swinguer, c'est balancer terriblement. Le Swing n'est donc pas une musique, mais un terme général qui exprime la manière d'interpréter le Jazz.
Quant au mot Swing, il aurait fait sa première apparition en 1907, dans le titre d'une composition de Jelly Roll Morton : "Georgia Swing "
Les passionnés diront qu'on n'insiste jamais assez sur le rapport du Swing avec la danse.

Le Lindy-Hop a échappé aux différentes fédérations de danses (salon, sportive et rock'n roll) et est resté une danse de club.

Il a traversé les ages, et se danse à nouveau dans toute les grandes villes, aux Etats Unis et en Europe (grâce à quelques suédois passionnés). L'individualisme et la compétitivité omniprésents dans notre monde moderne poussent bien entendu le Lindy-Hop sur le chemin des concours et de la compétition. Tant mieux, disent les organisateurs, car cela peut contribuer à promouvoir et populariser le Lindy-Hop. Les détracteurs pensent au contraire que cette danse ne doit pas être popularisée par le biais de la compétition. Le Lindy-Hop n'a pas cette vocation. Son caractère doit rester festif et ludique. Il est fait pour suivre les instruments. Il faut danser ludique, décontracté, en se balançant sur le rythme, en effectuant des mouvements portés par la musique, pour le plaisir de danser avant tout, et non pour être le premier.


Le Lindy hop,
est né au sein de la communauté noire de Harlem dans les années 20, dans le fameux cabaret swing New-yorkais de l'époque "Savoy Ballroom" et puise son influence dans les danses tribales, animales mais aussi le Charleston, le Black Bottom et les Claquettes.

Savant mélange de danses africaines, de danses de salon, boogie woogie et de charleston.

Le développement du Lindy hop est naturellement associé au succès des bigbands au début des années 30.

L'histoire veut qu'à New-York en Mai 1927, un journaliste interviewe un danseur du « SAVOY BALLROOM », et lui demande : « Mais, que dansez vous là ? ». Il répondit « Lindy Hop ! Man ! Lindy Hop...» rappelant ainsi les gros titres des journaux relatant la triomphante traversée de l'Atlantique par l'aviateur Charles Lindbergh. Les journaux américains titrent alors : « LUCKY LINDY HOPS THE ATLANTIC ! » (Le chanceux Lindy a traversé l'Atlantique !) et le nom est resté . Les GI's américains l'ont appelé dans le courant des années 40 le "Jitterbug".
C'est un Suédois, Lennart Westerlund, passionné de swing, qui au début des années 80 réintroduisit le Lindy hop en Europe. Lors d'un voyage aux USA, il rencontra plusieurs danseurs de la grande époque. Il a fondé les fameuses troupes de danseurs the Whitey's Lindy Hoppers. Il a cotoyé les plus grands compositeurs de swing : Count Basie, Jimmie Lunceford, Cab Calloway et est devenu l'ambassadeur du Lindy Hop à travers le monde et continue de transmettre sa passion du swing et de sa danse : le Lindy Hop...
 
En France, le Lindy hop est arrivé à la fin de la 2ème guerre mondiale avec les G.I's et dut s'adapter aux dimensions réduites des clubs de jazz, comme le Caveau de la Huchette.
Le style musical évoluant, le Lindy se transforma en Be-bop puis en Rock'n Roll dans les années 60. Aujourd'hui il revient sur le devant de la scène depuis le milieu des années 90 et se propage à pas de géant dans l'hexagone grâce à son coté ludique et son originalité.

Le Shag

Outre le « Carolina Shag » et le St Louis Shag, il existe un troisième Shag portant le nom d'un très célèbre professeur de danse de New York en 1924 : Arthur Murray. Il se danse en six temps avec beaucoup de hop (step hop step hop run run), ce qui lui confère une esthétique assez légère et aérienne. Durant les années Trente il a été essentiellement enseigné dans les « Ballrooms » blancs.
Son balancé naturel en fait une danse très agréable à danser et à regarder.

Le Balboa

Il y a 2 sortes de Balboa : le pur Balboa (forme originale) et le Bal swing.

•  Le pur Balboa
se danse en position complètement fermée et se pratiquait dans des salles de danse traditionnelles où l’espace était limité.
Quelques unes de ces salles imposaient des règles très strictes ou des codes de conduites qui interdisaient les kicks du charleston, trop sauvages. Le pur Balboa se caractérise par une posture assez droite et, de ce fait, les partenaires se tiennent ‘poitrine contre poitrine’, contact très proche et intime. Vous ne vous séparez jamais de votre partenaire, il n’y a pas de vrilles ou de tours et vous êtes donc en contact permanent avec la poitrine de votre partenaire. Cela ne laisse pas beaucoup de place aux variations ce qui fait que le pur Balboa est une danse très simple.

Les seules variations possibles étaient les changements de direction, sachant que ces variations de pas jouaient généralement avec le rythme ou changeaient le style du pur Balboa. De toute façon, si vos poitrines se séparent, c’est que vous ne faites plus du pur Balboa ! ! On disait que le Balboa avait été inventé par des hommes qui voulaient juste rencontrer et danser avec des femmes !

•   Le Bal Swing
Les danseurs de pur Balboa ont commencé à introduire des variations plus fantaisistes, ce qui les forçaient à briser le contacte ‘poitrine – poitrine’. De cette façon, tout était possible : vrilles, tours, (dips et tricks) et même des acrobaties ! Tout cela était autorisé pourvu que le style, les sensations et le cadre restent dans l’esprit original du pur Balboa. Pour résumer, on peut dire que les variations en position ouverte étaient autorisées tant qu’elles étaient combinées avec les pas de base du pur Balboa.
Il est difficile de savoir quand cette forme de Balboa a acquis son nom de ‘Bal Swing’ car, pendant longtemps, les gens la rangeaient simplement et sans distinction dans les danses Swing.

Pendant longtemps, le monde de la danse a oublié le Balboa. Heureusement, la danse n’a jamais complètement disparu et beaucoup d’anciens danseurs ont continué avec passion et c’est ainsi que Sylvia Sykes et Jonathan Bixby découvrit le Balboa au début des années 80. Ils persuadèrent certains des anciens danseurs de leur enseigner le Balboa pour le pérenniser. Ils travaillèrent beaucoup avec Maxie Dorf qui avait été proclamé ‘Roi du Balboa’. Maintenant le Balboa se danse aux quatres coins de monde.